Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 23:37

Dans un précédent article, je proposais de réfléchir sur les "bases" nécessaire à la pratique de l'observation du ciel. Les dernières recherches que j'ai pu mener dans le domaine amènent plus à se poser de nouvelles question qu'à résoudre des situations. En effet, les performances des caméras CCD modernes sont effarantes. La sensibilité et la taille minuscule des pixels permet d'utiliser un télescope de taille bien plus réduite qu'au paravant pour les mêmes travaux photographiques. (notez en 20 ans la diminution des focales utilisées par les astrophotographes)

La comparaison ne tient même plus avec le visuel...prenons un exemple fracassant:

l'équipement utilisé pour cette image est un Célestron 8 (damètre 200mm) muni d'un réducteur de focale F/D 3.3 et d'une caméra orion starshoot II monochrome. Avec 30s de pose et en ajustant les seuils, il est possible de faire ressortir la tête de cheval, objet que je n'arrive quà détecter très péniblement avec mon dobson de 400 mm dans un ciel très pur...

ic434

(IC434- la tête de cheval, image brute posée 30s)

 De plus, la facilité du goto permet d'obtenir tous les objets du ciel en quelques clics de souris. Ajoutez à cela que l'ordinateur peut être pris en contrôle à distance, et voila: "l'astro-pantoufles" fait son entrée ! Plus besoin d'aller dehors. Pire, on peut observer à plusieurs centaines de kilomètres de l'observatoire, et partager en temps réel les observatoions avec ses amis dans le monde entier via un système d'observatoire en ligne (de ma fabrication)

L'observation électronique permet de garder facilement des traces, sous la forme d'images, de manière bien plus aisée qu'une observation visuelle, transcrite sous la forme de dessins, de CROAs (rapports d'observation). Elle est facile d'accès pour celui qui peut regarder un écran (je pense à mes amis qui n'ont plus tous la vue de leurs 20 ans), ne nécessite pas d'accomodation particulière, bref, très grand public.

A ce petit jeu, on peut se demander quel est l'intérêt de regarder des images "pas très finies", bruitées ? Et pourquoi ne pas diffuser des images d'une session précédente, pour un soir où le ciel est plombé ?

Et que reste-t-il à l'observation visuelle ? LE MEILLEUR ! le contact avec les photons intergalactiques, même si cela est plus difficile, et moins fréquent que l'imagerie "rapide"... D'ailleurs pourquoi ne pas utiliser ces moyens électroniques pour faire une première "exploration"  

 

Par zemt
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